Ma dernière chronique

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1993 : Sophie Delalande est folle d’amour pour sa fille Hortense, presque trois ans, qu’elle élève seule. Celle-ci lui permet d’oublier les rapports difficiles qu’elle entretient avec le père de cette dernière, Sylvain, un homme violent qui l’a abandonnée alors qu’elle était enceinte et à qui elle refuse le droit de visite. Un jour, pourtant, Sylvain fait irruption chez elle et lui enlève Hortense. « Regarde-la. Nous allons disparaître et tu ne la reverras plus. »


2015 : après des années de recherches vaines, Sophie ne s’est jamais remise de la disparition d’Hortense. Fonctionnaire au ministère de l’Éducation, elle mène une existence morne et très solitaire. Jusqu’au soir où une jeune femme blonde la bouscule dans la rue. Sophie en est sûre, c’est sa fille, c’est Hortense. Elle la suit, l’observe sans relâche. Sans rien lui dire de leur lien de parenté, elle sympathise avec la jeune femme, prénommée Emmanuelle, tente d’en savoir plus sur elle. La relation qui se noue alors va vite devenir l’objet de bien des mystères. Sophie ne serait-elle pas la proie d’un délire psychotique qui lui fait prendre cette inconnue pour sa fille ? Et la jeune femme est-elle aussi innocente qu'elle le paraît ?


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lundi 15 septembre 2014

Un homme amoureux, Karl Ove Knausgaard

Nombre de pages: 784
Date de sortie: Septembre 2014
Editeur: Denoël
Collection: Denoël & d'ailleurs
Traducteur: Marie-Pierre Fiquet
VO: Norvège (Min Kamp II)
Un homme amoureux n’est pas un livre comme les autres. Récit autobiographique d’une force littéraire inouïe, il a remporté une avalanche de prix littéraires tout en déclenchant une virulente polémique lors de sa parution. Si, dans La Mort d’un père, Knausgaard abordait le thème du deuil, dans Un homme amoureux, c’est le coup de foudre, la fusion et la séparation, toutes les étapes du sentiment amoureux, qu’il décrit avec la même énergie brute et la même justesse. Car Knausgaard est devenu père et cette expérience bouscule tout sur son passage. Il évoque les luttes quotidiennes d’une vie de famille, les vacances qui tournent mal, l’humiliation des cours de musique prénatale, les disputes avec les voisins, les tensions pendant l'anniversaire des enfants… et comment pousser un landau dans Stockholm quand tout ce que l’on veut faire, c’est écrire. Le lecteur voit, sidéré, la vie de l’auteur-narrateur se dérouler sous ses yeux, dans toute sa rage et sa profonde sincérité : un homme à l'irrépressible envie d’écrire, pour qui l’art et la nature sont un besoin physique, qui oscille en permanence entre énergie vitale et pensées morbides. Un chef-d’œuvre.
      Si j'ai choisi ce livre dans la sélection de cette fin d'été chez les éditions Denoël, c'est parce que le résumé m'a vraiment tapé dans l'oeil. J'avais envie de découvrir cet amour raconté aux lecteurs. Découvrir toutes les émotions que laisse présager le résumé. Mais surtout, découvrir l'amour avec un grand A.

Malheureusement, ce livre a été une déception pour moi. Je ne suis même pas arrivée à le terminer... Et je crois que cela tient seulement au fait que je ne partage absolument pas les principes de l'auteur. Du coup, j'ai eu du mal à lire cette autobiographie sans m'indigner pendant ma lecture.

   
Si je n'ai pas pu apprécier cette lecture et tenter d'avoir un avis un minimum objectif sur la vie de Karl Ove, c’est parce qu’il m'a tout simplement énervée en tant que personne. Il y a des choses que j'ai trouvées aberrantes dans ses comportements et dans sa manière de penser. Je ne pensais pas rencontrer une telle personnalité en ouvrant cet ouvrage. Je crois que l'amour fou entre lui et moi s'est brisé quand il a commencé à dire que, pousser une poussette le féminisait. Vous comprenez, c’est aux femmes de faire ça. En gros, tu fais le choix de faire un enfant mais c'est ta femme qui doit s'en occuper. Super.
Par contre, je ne peux pas lui reprocher de ne pas être franc… Ca ! Mais qu’est-ce que cet homme est hypocrite avec son entourage. J’ai été choquée par moment. La seule chose que je me disais c’était « Mais si un tel lit ça, il va voir ces méchancetés …… ». Exemple tout bête (qui m’a fait haïr cet homme encore plus), à un moment donné, il croise une femme jolie et sa seule pensée est « Qu’est-ce que j’aimerai coucher avec elle ».. Et ta femme ? Tu sais, celle qui reste chez toi à s’occuper de tes gosses parce que tu es féminisé.

         En avançant de plus en plus dans cette autobiographie, je me suis rendue compte que la vie de Karl Ove est banale. Totalement banale. Et pas plus trépidante que la vôtre ou que la mienne. N’importe quel écrivain pourrait entamer une autobiographie de la sorte. Et même, n’importe quel père de famille « lambda ». Et je crois d'ailleurs que de tels propos tenus par un père de famille feraient des ravages…
       En fait, j’ai eu du mal à entrevoir la raison de l’écriture de cette autobiographie. Si les 6 volumes sont aussi banals et ennuyeux je ne comprends pas comment il a pu avoir le succès indiqué dans le résumé. C’est cette raison qui m’a poussée à abandonner ce livre. Surtout que, tout au long de ses écrits il place le processus d’écriture à un niveau tellement haut qu’on le perçoit comme L’ECRIVAIN de son siècle. Mouais.
         D’ailleurs, le contraste entre son travail solitaire et son statut de père de famille est ce qui devrait intéresser le plus ici. Mais moi, à part m’ennuyer je n’ai rien ressenti de plus. Après, ce qui est dommage (et c’est peut être pour ça que je n’ai pas su apprécier ces parties) c’est qu’il cite énormément d’auteurs qui me sont totalement inconnus. Du coup, forcément on ne peut que se sentir paumé si on ne voit absolument pas de quoi il parle.

  Autre chose qui m’a totalement perdue c’est le choix de la forme de l’autobiographie. La seule chose qui vient séparer le texte, ce sont les paragraphes.            J’ai eu l’impression de suivre le fil de pensée de Karl Ove. C’est une bonne idée dans les faits. On se sent proche de lui, comme intime. Mais le souci, c’est qu’il nous perd rapidement. Pour lui certaines suites d’évènements sont évidentes et logiques. Mais pour le lecteur…non. Je pense notamment à des allers retours entre passé et présent. Du coup, ça m’a encore plus frustrée.

  Après, je dois dire qu’à certains moments, l’auteur a des réflexions intéressantes sur l’écriture, sur la vie de famille ou encore sur la condition humaine. Mais ce qu’il pense de la vie de famille, ça ne peut que peiner son entourage. J’ai même pensé à ses enfants, quand ils liront ce livre… Je sais pas, je trouve ça un peu malsain de se dévoiler autant dans un livre.
  Mais dans tout ça, il y a quand même quelques points positifs. J’ai été envoutée par sa rencontre avec sa femme. Cet amour qu’il a éprouvé. A ce moment là, l’auteur est arrivé à me noyer dans son livre. C’était beau. Et je m’attendais plus à quelque chose comme ça en fait (En oubliant qu’il est tombé amoureux sans être célibataire......).
  Karl Ove nous permet également de découvrir la Norvège et la Suède. Et je ne pensais absolument pas que ces deux pays avec de tels stéréotypes l’un envers l’autre. C’est fou. Je suis rentrée dans un monde. Malheureusement, ces moments d’intérêt étaient peu présents. Ou pas assez à mon goût. Il m’a engloutie avec son quotidien ennuyeux et cette exagération qu’il donne à l’écriture. Une glorification qui m’a énervée et qui m’a semblée être une excuse pour nous raconter sa vie. J’ai eu l’impression de lire un journal intime.              L’impression que ces propos devaient rester dans le cadre du privé et de l’intime.
       Certains pourraient vraiment aimer cette lecture. Personnellement, ça n’a pas marché en grande partie à cause du caractère de l’auteur. Et à partir de ce moment là, ça ne pouvait que s’écrouler pour moi.

Merci à Dana et aux éditions Denoël pour cet envoi!



6 commentaires:

  1. Six volumes ????!!!!! Comment ça ? Il existe six bouquins de cette histoire d'homme amoureux ou bien les six sont dans ce même volume ? Même en ne finissant pas le roman tu as très bien su expliquer le pourquoi du comment et avec des exemples qui ne me donnent pas plus envie de tenter l'expérience ahah...pour d'autres ;)

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    1. Non non, son autobiographie tient sur 6 volumes. Le premier concerne le deuil de son père, le deuxième est celui-ci et les autres je sais absolument pas de quoi ça parle ^^'

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  2. Euh.. C'était Cindy steambook hein.. Mais mon téléphone à merdouillé -_-

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  3. J'hésitais à le prendre puis non, j'ai bien fait!

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    1. Oh oui! xD Bon, tu aurais pu aimer hein.. Mais voilà quoi. Personnellement, ça m'a saoulé. Si l'auteur avait pas se caractère là, peut être que j'aurais plus apprécié!

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