Ma dernière chronique

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1993 : Sophie Delalande est folle d’amour pour sa fille Hortense, presque trois ans, qu’elle élève seule. Celle-ci lui permet d’oublier les rapports difficiles qu’elle entretient avec le père de cette dernière, Sylvain, un homme violent qui l’a abandonnée alors qu’elle était enceinte et à qui elle refuse le droit de visite. Un jour, pourtant, Sylvain fait irruption chez elle et lui enlève Hortense. « Regarde-la. Nous allons disparaître et tu ne la reverras plus. »


2015 : après des années de recherches vaines, Sophie ne s’est jamais remise de la disparition d’Hortense. Fonctionnaire au ministère de l’Éducation, elle mène une existence morne et très solitaire. Jusqu’au soir où une jeune femme blonde la bouscule dans la rue. Sophie en est sûre, c’est sa fille, c’est Hortense. Elle la suit, l’observe sans relâche. Sans rien lui dire de leur lien de parenté, elle sympathise avec la jeune femme, prénommée Emmanuelle, tente d’en savoir plus sur elle. La relation qui se noue alors va vite devenir l’objet de bien des mystères. Sophie ne serait-elle pas la proie d’un délire psychotique qui lui fait prendre cette inconnue pour sa fille ? Et la jeune femme est-elle aussi innocente qu'elle le paraît ?


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mercredi 16 mars 2016

Promenez-vous dans les bois... pendant que vous êtes encore en vie




Nombre de pages: 379
Editeur: Fleuve noir
Date de sortie: Février 2016
VO: In a dark, dark wood
Prix: 20,90€
Dans la nuit noire du Northumberland, derrière la façade de verre d’une maison isolée, l’enterrement de vie de jeune fille bat son plein. Ils sont cinq autour de la table basse, imbibés d’alcool. La séance de spiritisme va débuter.

Mais derrière les sourires convenus, Nora peine à cacher son malaise, tandis qu’une cascade de questions lui torture le cerveau. Que fait-elle là ? Pourquoi a-t-elle été invitée ? Et sur tout, pourquoi a-t-elle accepté de venir ? Voilà dix ans qu’elle n’a pas vu Clare, la reine de la fête, son ex-meilleure amie du lycée. Dix ans de non-dits, de rancune et de souffrance. Comment faire comme si de rien n’était ?

Dans la nuit noire du Northumberland, il n’y a pas que la lune blafarde au-dessus des cimes sombres. Il n’y a pas que le silence angoissant de la forêt. Il y a aussi le fusil sur la cheminée.

Quelques heures plus tard, Nora émerge du coma à l’hôpital, couverte d’ecchymoses et de sang. Un policier, devant sa porte, parle de meurtre à voix basse. Quel meurtre ? Elle a beau faire appel à sa mémoire, aucun souvenir ne lui revient, c’est le néant. Mais que s’est-il passé ?

      Promenez-vous dans les bois... pendant que vous êtes encore en vie est un roman dont je n'avais pas entendu parler jusqu'à ce que les éditions Fleuve partagent sur Twitter une chronique plus qu'alléchante. J'ai su immédiatement que j'allais adorer cette histoire. 

      Avant même de commencer ce roman, la première chose qui va vous frapper, c'est sa couverture ! Personnellement je l'ai lu en Ebook mais, je l'ai croisé récemment en magasin. Toute la partie grise est brillante, elle est vraiment trop belle. Vous êtes obligés de le repérer. 

      Alors sinon, de quoi parle ce roman au long titre? On rencontre une jeune femme Leonora -préférant se faire appeler Nora- écrivain. Elle mène sa petite vie routinière tranquillement. Elle est célibataire et fréquente peu d'amis.  
    Alors qu'elle vérifie ses mails, un en particulier attire son attention. Il contient une invitation à l'enterrement de vie de jeune fille de Clare, son ancienne meilleure amie du lycée. Etrange... Elles ne se parlent plus depuis 10 ans. Cette invitation va susciter de nombreuses questions chez Nora. Pourquoi est-elle invitée alors que les deux jeunes femmes ne se côtoient plus? Et pourquoi une invitation seulement pour l'enterrement de vie de jeune fille mais pas pour le mariage?Après une longue hésitation, Nora va décider de se rendre à ce week-end accompagnée de Nina, une autre de ses amies du lycée avec qui elle est restée en contact. 
       L'enterrement de vie de jeune fille de Clare se déroule dans un endroit un peu perdu, entouré d'une forêt dans une maison  faite de verre. Très vite, elles vont rencontrer les autres convives et l'organisatrice de l'évènement, Flo, actuelle meilleure amie de Clare. 

       Le roman de Ruth Ware est ce genre de livre que vous ne pouvez absolument pas lâcher. Pourquoi? On se demande pratiquement tout le long de l'histoire ce qui se passe dans cette maison de verre. Le lecteur est dans l'inconnu total. Très vite, des dizaines d'hypothèses nous viennent en tête. Avancer dans cette lecture et connaître le fin mot de l'histoire devient une obsession. Les pages  se tournent seule et on est totalement happée dans l'histoire. Mais qu'est-ce qui est aussi intriguant me direz-vous? 

      Tout d'abord, on se rend rapidement compte que Nora n'est pas vraiment à sa place durant ce week-end. Elle ne comprend pas ce qu'elle fait là. On ne sait pas tout sur son passé et les raisons qui ont fait que Clare et elle ne se parlent plus. On réalise rapidement qu'un secret tourne autour des protagonistes et que c'est une information primordiale pour comprendre le malaise de Nora. Tout au long de son week-end Nora va devoir se confronter douloureusement à son passé et on ressent rapidement une sensation d'étouffement. Tout comme elle, on veut fuir ce lieu pesant.

       Ensuite, parmi les convives, il y a Flo. La meilleure amie de Clare. Une jeune femme qui est totalement obsédée par Clare, passant le week-end a piquer des crises de colères ou de larmes de peur que le week-end parfait qu'elle veut organiser  soit totalement raté. Flo qui insupporte particulièrement Nina, qui se livre à plusieurs moqueries amères rendant l'ambiance encore plus tendue que ce qu'elle ne l'était au départ. Flo est une personnage insupportable qu'on a beaucoup de mal à cerner. Par moment, je l'ai même trouvé flippante. 

      En parallèle à tout cela, Ruth Ware nous livre des chapitres où Nora est à l'hôpital, blessée, sans aucun souvenir de ses derniers moments à la maison de verre. Des policiers sont postés devant sa chambre et elle les entend  parler de meurtre. Qui? Pourquoi? Comment? Très vite, on en vient à se poser des dizaines de questions comme Nora et douter de la culpabilité de tous les convives. 

   Ce mélange fait de ce roman  une obsession grandissante pour le lecteur.  Au fil des pages, l'atmosphère devient oppressante. La maison de verre est glaciale. On a l'impression tout le long de l'histoire que les personnages sont épiés, qu'ils sont mis à nus face à l'étendu de la forêt. L'ambiance s'échauffe entre les personnages, les pas d'un inconnu sont retrouvés dans la neige et cerise sur le gâteau, il n'y a pas de réseau.Tout est mis en place pour nous faire frissonner. Et surtout, pour qu'on ne veuille plus se détacher de cette histoire...

      Ruth Ware manie son intrigue avec brio, arrivant grâce à tous les précédents aspects à nous livrer une histoire à la fois pleine de mystères et glaçante. 
    Le seul petit bémol que j'ai face à cette lecture, c'est la fin que j'ai trouvé vraiment trop rapide face à tout le reste du roman. 50 pages de plus auraient pu faire de cette lecture un gros coup de coeur pour moi ! En tout cas, je vous conseille de foncer sur cette lecture exceptionnelle ! Ruth Ware est une auteur que je vais suivre attentivement !! 

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3 commentaires:

  1. Je l'ai en ebook et j'en suis ravie car ta chronique ne fait que nous donner envie de rapidement le lire :D

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  2. Ce livre me fait énormément envie.

    Nous découvrons ton blog et nous le trouvons sublime. Bravo!

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  3. C'est la deuxième chronique alléchante que je lis sur ce roman, il faut vraiment que je me laisse tenter. :)

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