Ma dernière chronique

Afficher l'image d'origine

1993 : Sophie Delalande est folle d’amour pour sa fille Hortense, presque trois ans, qu’elle élève seule. Celle-ci lui permet d’oublier les rapports difficiles qu’elle entretient avec le père de cette dernière, Sylvain, un homme violent qui l’a abandonnée alors qu’elle était enceinte et à qui elle refuse le droit de visite. Un jour, pourtant, Sylvain fait irruption chez elle et lui enlève Hortense. « Regarde-la. Nous allons disparaître et tu ne la reverras plus. »


2015 : après des années de recherches vaines, Sophie ne s’est jamais remise de la disparition d’Hortense. Fonctionnaire au ministère de l’Éducation, elle mène une existence morne et très solitaire. Jusqu’au soir où une jeune femme blonde la bouscule dans la rue. Sophie en est sûre, c’est sa fille, c’est Hortense. Elle la suit, l’observe sans relâche. Sans rien lui dire de leur lien de parenté, elle sympathise avec la jeune femme, prénommée Emmanuelle, tente d’en savoir plus sur elle. La relation qui se noue alors va vite devenir l’objet de bien des mystères. Sophie ne serait-elle pas la proie d’un délire psychotique qui lui fait prendre cette inconnue pour sa fille ? Et la jeune femme est-elle aussi innocente qu'elle le paraît ?


Cliquez sur l'image pour lire la chronique!

lundi 15 février 2016

Les intrus, Lauren Oliver

Les Intrus
Nombre de pages: 384
Editeur: Hachette
Date de sortie: Octobre 2015
Traducteur: Alice Delarbre
VO: Rooms (Etats-unis)
Prix: 19€

À la mort de Richard Walker, un vieil homme solitaire, acariâtre et très riche, son ex-femme, ses deux enfants et sa petite-fille retournent dans la maison familiale pour la succession. Mais la bâtisse est hantée. Hantée par des souvenirs d’enfance qui ressurgissent à mesure que les nouveaux arrivants se réapproprient les lieux. Hantée également par de vrais fantômes qui observent et commentent les agissements de chacun, en espérant qu’un jour, enfin, ils pourront quitter les lieux à tout jamais. La très guindée Alice et la cynique Sandra, toutes deux mortes depuis longtemps, sont peu disposées à laisser la place aux nouveaux occupants. Les deux fantômes jouent des coudes pour rester maîtresses de leur propriété au travers de laquelle elles communiquent : escalier qui grince, radiateur qui siffle et ampoules qui grésillent remplacent les mots pour communiquer avec les nouveaux locataires. Mais bientôt, les vivants comme les morts seront confrontés à leur passé et à des vérités douloureuses…

      Lauren Oliver est une auteure que je commence à apprendre à apprécier. Si j'ai lu Les intrus, c'est que cette fois-ci,  l'auteur s'essaye à la littérature adulte. Et puis, je dois dire que, les thèmes sur les fantômes et les maisons hantées m'attirent beaucoup. Bon, je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus effrayant. Ce n'est absolument pas le but de ce roman. L'auteur s'avise plutôt à nous livrer un bout de la vie de ses personnages au travers d'une vieille demeure. J'aurais pu être vraiment déçue par cette lecture, parce qu'au final elle est totalement en décalage avec mes attentes. Mais l'auteur créée tout de même un roman intéressant. Allez, je vous raconte tout ! 


       Dans les Intrus, Richard Walker est mort. Son ex femme et ses enfants se rendent chez lui pour s'occuper de ses affaires (ranger, préparer l'enterrement tout ça tout ça). Dans cette maison résident Alice et Sandra, deux esprits qui y sont décédées à des époques différentes. Elles ont vu la famille Walker s'y installer et y vivre. Elles passent leurs journées à observer et commenter les moindres faits et gestes des personnes allant et venant dans cette maison.Parfois, elles se disputent, même assez souvent. Il faut dire qu'elles ont des caractères assez opposés. Et devoir se supporter depuis tout ce temps, ce n'est pas toujours chose facile..

       Lauren Oliver nous présente donc tout ce petit monde. Elle offre la parole à chacun des personnages à travers ses chapitres qui explorent chaque pièce de la maison (ce qui s'y passe dans le présent, mais aussi les souvenirs associées des deux femmes défuntes et de la famille Walker). Les fantômes nous racontent leur vie passée, en croisant leurs récits et j'ai aimé connaître l'histoire de chaque protagoniste. 
      Il y a en plus de ça, en fond, une petite intrigue sur base de secret de famille.  J'aurais vraiment aimé en fait que cette histoire dure plus longtemps. Que l'auteur prenne le temps de développer plus amplement chacun des personnages et peut être, de faire une intrigue un poil plus complexe, qui nous pousse à continuer. Qui nous empêche de lâcher le roman. Parce que, par moment, j'ai eu des petits moments de mou où j'avais vraiment du mal à continuer.Mais j'attendais de terminer le roman, pour le juger dans sa globalité, car c'est comme cela que j'ai perçu l'impact de cette oeuvre. 
       
       Au final, j'ai aimé découvrir l'histoire et le passé des personnages. Je trouve que l'auteur nous offre un panel de protagonistes différents mais pour moi, elle aurait pu aller plus en profondeur. Il manque un petit quelque chose à ce roman. Peut être du fond ? Malgré tout, elle s'avise à nous montrer à travers ces quelques pages différentes de vies de personnes brisées que nous prenons plaisir à explorer et découvrir. 
En tout cas, j'ai quand même passé un bon moment, mais gardez en tête que l'histoire ne parle pas réellement de fantôme qui hantent une maison. Sinon vous risquerez d'être déçu ! Je tiens également à ajouter que j'ai beaucoup aimé le style de Lauren Oliver que j'ai trouvé à sa façon, très poétique. Je vous laisse avec une petite citation que j'ai pas mal aimé:













Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire